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| LES INSTRUMENTS DES CORRS |
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En plus du piano, l'instrument de
base apprit par tous grâce à leur père Gerry,
chacun des membres du groupe sait jouer de plusieurs
instruments. A eux quatre, ils maîtrisent une petite dizaine d'instruments
différents. Sur scène, ils montrent tout leur
talent en les utilisant pour le plus grand
plaisir des fans. Guitare, piano, violon,
batterie, tin whistle, bodhran et autres
instruments à percussions... Un vrai régal pour les yeux et les
oreilles.
Retour dans cette rubrique sur tous ces
instruments utilisés par les Corrs avec
explications et commentaires, le tout
illustré par de nombreuses photos. |
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JIM |
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La guitare |
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La
guitare est l'instrument principal de Jim. Pour
chaque concert, il en joue pour les 3/4 des
titres. C'est à la fin des années 70, à 13 ans,
que Jim a apprit à jouer de la guitare. Son
voisin lui a offert sa première guitare, et avec
lui il a prit ses premiers cours. Doué pour la
musique, Jim a rapidement maîtrisé cet
instrument. "Je crois qu'inconsciemment j'ai
toujours voulu être musicien. Mais ce n'est qu'a
18 ans que j'ai vraiment réalisé, et c'est à 21
ans que j'ai fait ma première tournée en
Allemagne en tant que musicien".
Sur scène, il alterne entre guitare sèche et
guitare électrique, selon la chanson et l'effet
souhaité. C'est pourquoi pendant les concerts,
il est assez facile de voir une personne de
l'équipe venir l'aider à changer rapidement de
guitare entre deux chansons. Jim en joue
toujours avec enthousiasme, il aime ça. Pour le
Lansdowne road, il est tellement en forme qu'il
arrive à jouer de la guitare tout en sautillant.
Même s'il semble apprécier autant la guitare
sèche que la guitare électrique, il joue
beaucoup plus souvent de la guitare sèche,
laissant plutôt Anto Drennan jouer de la guitare
électrique. |
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Les guitares sèches : La plus
utilisée par Jim est certainement la Taylor
612CE (photos 1 et 2). Depuis le Royal Albert
Hall, Jim l'utilise pour la plupart des tournées
du groupe. Ainsi, on peut la voir sur les vidéos
du Lansdowne Road, du Live in London et du Live
in Geneva. Il l'utilise généralement pour des
titres comme "Dreams", "Only when I sleep", "So
young" ou encore "Queen of Hollywood". La
Guild F512 (photo 3), est aussi une guitare
régulièrement utilisée par Jim. Il s'en sert
pour l'Unplugged, sur des titres comme "At your
side" mais aussi pour le Live in Geneva, sur des
titres comme "Runaway" ou "Radio". La Guild
F50R (photo 4), qui ressemble beaucoup à la
F512 a été utilisée lors de l'Unplugged pour "Dreams",
"Only when I sleep", "Little wing", "So young",
ou encore "Queen of Hollywood". |
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Les guitares électriques :
La
Fender Telecaster 60 custom (photo 1) a été
utilisée par Jim pendant les premières années du
groupe. On le voit en jouer au Lansdowne Road et
au Live in London pour des titres comme "What
can I do" ou "Forgiven not forgotten". La
Fender Stratocaster Deluxe (photos 2 et 3) a été
utilisée par Jim au Lansdowne Road (pour "The
right time") et au Live in London (pour "Irresistible"
et "I never loved you anyway"). La Gibson SG
Custom (photo 4), guitare très esthétique, a
été moins utilisée. Mais elle apparaît sur le
Live in London pour "No more cry" et sur le Live
in Geneva pour "Toss the feathers". |
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Autres guitares :
Jim a utilisé une multitude de guitares et il
est très difficile de toutes les recenser. En
plus de celles citées ci-dessus, en voici
d'autres plus secondaires en images. |
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Pour
terminer cette rubrique sur les guitares de Jim,
il est nécessaire de dire quelques mots sur une
guitare incroyable qui lui fût présentée le 28
juin 2004 lors des répétitions pour le concert
donné au Point Theatre de Dublin.
Ce jour là, alors
que Jim répète avec les autres membres du
groupe, deux personnes viennent lui proposer en
avant première un prototype de guitare bien
particulier. Il s'agit d'une guitare électrique
qui a la forme du tout premier logo des Corrs.
De couleur verte, cette guitare est réellement
magnifique. Jim, ainsi que Anto Drennan, sont
impressionnés par ce modèle et également ravis
de l'essayer quelques instants. C'est la seule
apparition de cette guitare (qui est un modèle
unique). L'avenir dira si Jim s'en servira un
jour sur scène. Cette présentation de la guitare
est visible dans le documentaire "All the way
home" (Acte 5 : The new Corrs).
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Piano et claviers |
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Le
piano est le premier instrument que Jim a
apprit. Quand il n'avait que 4 ans, ses parents
avaient installés dans sa chambre un vieux piano
offert par le père de Gerry pour son mariage.
Jim, quelque peu fasciné par cet instrument
aimait taper sur les touches du piano. Il jouait
n'importe quel air que son père mettait sur le
tourne-disque en bas. Puis son père lui apprit à
en jouer.
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En
plus du piano, Jim joue des claviers. Son
instrument préféré car on peut faire toute sorte
d'instrument comme la basse ou la batterie. Sur
scène, Jim joue surtout des claviers. Toujours
très à l'aise, il lui arrive même d'en jouer
tout en ayant sa guitare autour du cou. Il joue
peu du piano. Il s'en sert surtout pour des
titres calmes comme "Closer" ou "No frontiers".
C'est pour l'Unplugged, instrumentation
acoustique oblige, qu'il va le plus s'en servir. |
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Le plus connu :
C'est certainement le E-mu Systems
Masterkeyboard. Il a été très utilisé par
Jim jusqu'en 2001. Il s'en est servit pour la
plupart des concerts et des apparitions
publiques. Cet instrument apparaît sur les
vidéos des concerts du Royal Albert Hall (photo
1), du Lansdowne Road (photos 2 et 3) et du Live
in London (photo 4). A noter qu'il y a eu deux
modèles légèrement différents comme le montre la
photo 2 (prise au Royal Albert Hall) et la photo
3 (prise au Lansdowne Road). |
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Autres pianos et claviers
: Le
Steinway and sons (photo 1) a servit pour le
Lansdowne Road et l'Unplugged. Un instrument idéal pour des
titres comme "No frontiers", "Lough Erin Shore"
ou encore "Runaway". Le Yamaha PF
1000 Digital Piano a été utilisé pour la
tournée "In blue" et il apparaît bien sur sur la
vidéo du Live in London (photo 2). Jim l'a également
utilisé pour quelques autres prestations en
public comme le "Stage 40" en mai 2004 à Madrid
(photo 3). Le Roland RG-7
Digital Grand Piano (photo 4) a été utilisé
pour la tournée Borrowed heaven en 2004. |
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L'accordéon |
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C'est
moins connu, mais Jim sait également jouer de
l'accordéon. Ses performances n'apparaissent pas
sur une vidéo d'un concert du groupe mais il est
possible de voir Jim s'en servir dans le clip de
"Only when I sleep" réalisé en 1997.
Il est vrai que sur scène il y a rarement de
l'accordéon dans les chansons du groupe. Pour la
tournée "Borrowed heaven" en 2004, c'est Kieran
Kiely qui en a joué sur certains titres et
notamment pour l'instrumental "Return to Fingal". |
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SHARON |
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Le violon |
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C'est à l'âge de six ans que Sharon a commencée
à jouer du violon. Elle a prit ses premiers
cours auprès du Père Mc Nally qui a rapidement
remarqué qu'elle était douée pour cet
instrument. Il l'encouragea à progresser et à
aimer la musique classique. De 7 à 14 ans, elle
joue dans un orchestre de jeunes musiciens, "The
Redeener youth orchestra" ou elle a été second
violon. Un orchestre réputé pour ses musiciens
de qualité dans tout le comté. Sharon a vraiment
une passion pour cet instrument et elle a
toujours suivie assidûment ses cours. Il
semblerait qu'elle n'en n'ait manqué qu'un seul.
Elle a aujourd'hui tous les diplômes nécessaires
pour enseigner. Sharon utilise de nombreux
violons en fonction du son souhaité et selon
qu'il s'agit d'un enregistrement en
studio ou d'une interprétation sur scène. |
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Que seraient les Corrs sans violon? Loin de leur
style, car sans le violon, il n'y a pas de
musique traditionnelle irlandaise. Sur scène,
Sharon a fort à faire car les chansons des Corrs
contiennent toujours ou presque un morceau de
violon. Et Sharon est toujours impeccable. Elle
fait merveille dans les titres instrumentaux
comme "Toss the feathers" ou "Joy of life". Un
des plus grands moments pour elle est sans aucun
doute pour le titre "Haste to the wedding" au
Royal Albert Hall. Elle réalise un solo de
plusieurs minutes. C'est divin et le public
n'hésite pas à l'ovationner. D'ailleurs, ses
morceaux au violon sont toujours très appréciés. |
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Violons principaux :
Les Barcus Berry sont les violons
habituels de Sharon. Ce sont des violons
électro-acoustiques très polyvalents, de moyenne
et haut de gamme. Il existe en plusieurs coloris
(noir, bleu, blanc...). Sharon utilise
pratiquement toujours le noir (photos 1 et 2). Elle s'en est
servit pour toutes les tournées. Elle utilise
parfois un modèle bleu (photo 3), notamment sur le titre
"I never loved you anyway" pendant la tournée
Borrowed heaven. Le modèle blanc (photo 4) a été
plus rarement utilisé par Sharon. |
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Violons secondaires :
Le Zeta Stratos modern
performer series (photo 1) est un violon qui
possède un son très
réaliste. Il est de très grande qualité et il a une
ligne très moderne. Sharon utilise deux versions
de ce violon. Un modèle à 4 cordes pour les
clips de "The right time " et de "All the love
in the world" ainsi qu' un modèle à 5 cordes
pour le clip de "Breathless".
Le Yamaha SV110 silent
(photo 2) est un violon de gamme moyenne, appelé aussi "violon
silencieux". En effet, si on ne le raccorde pas
à un amplificateur, aucun son ne se produira si
l'on en joue. Cela est dû au fait qu'il ne
possède pas de caisse de résonance. Sharon l'a
utilisée pour quelques concerts de la tournée
"Talk on corners". Les Violons classiques
(photos 3 et 4)
sont des violons fabriqués par divers luthiers
spécialisés. Ces violons de très bonne qualité
ont un très bon son. Sharon en a utilisé pour
les clips de "Forgiven not forgotten",
"Only when I sleep" ou encore "I never
loved you anyway" ainsi que pour certains concerts de la tournée Borrowed heaven,
notamment pour le Live in Geneva. |
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Le piano |
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Comme pour son frère et ses soeurs, Sharon a
tout d'abord apprit le piano par son père Gerry
quand elle était petite. Le piano étant
réellement l'instrument commun des quatre Corrs. Et
même si elle en joue très bien, elle ne
l'utilise quasiment jamais sur scène. C'est vrai
qu'il y a du violon dans la quasi intégralité
des titres du groupe alors il est difficile pour
elle de jouer d'un autre instrument en même
temps. Toutefois, elle en a jouée pour quelques
émissions télés lors de la promotion du best of
en 2001 et pendant le concert du Lansdowne Road
pour le titre "Closer". Pour cette chanson, cela
fait un
peu bizarre de la voir en jouer (question
d'habitude certainement!), mais ça reste en tout
cas un
très bon moment. |
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La seconde voix |
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En
plus du violon, c'est pour être la seconde voix
du groupe que Sharon est appréciée. Il est vrai
que sa voix, très belle, se marrie parfaitement
avec celle d'Andrea. Elle fait la seconde voix
pour la quasi-totalité des titres, mais sa voix
est plus audible dans certains titres comme "Only
when I sleep" et "Dreams". Quand elle est
éloignée du micro, Sharon continue souvent de
chanter. Elle connaît bien les paroles et chante
presque autant qu'Andrea. Pour le titre "No
frontiers", qu'elle interprète avec Caroline, il
est très agréable de l'entendre chanter
pleinement, tout comme dans l'album "Home" en
2005 ou elle chante seule le titre "Dimming of
the day". Avec le lancement de sa carrière
solo en 2009, Sharon fait entendre pleinement sa
voix sur les chansons de son premier album solo.
Une très belle voix qui par moment fait penser à
celle d'Andrea! |
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La
guitare |
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Ce
n'est pas très connu, mais Sharon joue également
de la guitare. Certes son niveau est loin d'être
celui de Jim, mais elle se sert de temps en
temps de cet instrument pour composer des
chansons pour le groupe. Même si ses talents de guitariste
n'apparaissent pas sur une vidéo, il
faut savoir qu'elle en a également jouée sur scène
pour quelques concerts de la tournée "In blue" en 2000.
C'était pour le titre "Somebody
for someone".
Avec sa carrière
solo qui a démarrée en 2009, peut-être
aura-t-elle l'occasion de jouer de nouveau de
cet instrument. |
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CAROLINE |
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La
batterie est l'instrument principal de Caroline,
et sans nul doute celui avec lequel elle est la
plus impressionnante.
Ce
n'est qu'à 18 ans que Caroline a apprit à jouer
de la batterie. Le groupe, qui était encore à
ses débuts, avait besoin d'un batteur. Caroline,
qui jouait alors des claviers, décida de devenir
la batteuse du groupe. Son petit ami de l'époque
était batteur, et il lui montra les bases. A
partir de là Caroline apprit seule avec l'aide
de CD. Une fois en confiance, elle commença à
jouer avec les autres membres du groupe. Ses
débuts ne furent pas faciles. La batterie est un
instrument difficile et il faut plusieurs années
pour atteindre un bon niveau. Mais Caroline,
jamais découragée, a toujours tout fait pour
progresser. Sa progression passa notamment par
la résolution du problème des ampoules aux
mains. Caroline décida de porter des gants
d'équitation pour se protéger les mains.
Rapidement, elle opta pour des gants de golf,
plus confortables. Cette astuce lui permit de
progresser, et de pouvoir jouer pendant tout un
concert.
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En
parlant de la batterie, chacun se souvient de
l'époque ou Caroline portait un gros casque sur
ses oreilles (comme au Royal Albert Hall),
remplacé aujourd'hui par de discrètes
oreillettes. "Je préfère les oreillettes. Il y a
plusieurs années, j'avais l'habitude d'avoir ces
gros casques. C'était horrible. Au lieu de me
sentir sur scène, j'avais l'impression d'être en
studio. Les oreillettes sont fantastiques".
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Que ce soit pour les concerts ou les émissions
télévisées, Caroline fait toujours preuve d'une
grande énergie derrière sa batterie. Elle joue
avec tellement de passion qu'il lui arrive de
casser ses cymbales. C'est pourquoi il faut lui
changer régulièrement. Toujours concentrée,
Caroline est impeccable du début à la fin de
chaque concert. Mais c'est pour les solos des
titres instrumentaux qu'elle est la plus
impressionnante. Ainsi, c'est un réel bonheur de
la voir jouer dans "Haste to the wedding" ou "lough
erin shore". D'ailleurs le public ne s'y trompe
pas et ses solos sont toujours très applaudis. |
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"Je m'étais jamais imaginée faire de la
batterie, je ne faisais que du piano et je ne
pensais pas jouer de la batterie dans le groupe.
Mais plus j'en jouais, plus je me rendais compte
que j'aimais ça. Je me sens chez moi derrière ma
batterie. Même si parfois l'absence de mélodie
me pèse. Mais j'aime cet instrument. Et même si
il reste dominé par les hommes, je crois que
c'est en train de changer. Il y a de plus en
plus de filles qui en joue. Il ne faut pas avoir
peur d'apprendre. C'est un peu technique au
début. Il y a beaucoup de gens qui voient des
femmes le faire et qui se disent "je veux le
faire aussi". Et lors de nos concerts, certaines
personnes viennent pour voir "la fille qui fait
de la batterie", je suis beaucoup plus épiée. Si
c'était un gars qui en faisait, on ne lui
porterait pas autant d'attention. Surtout que je
reste très féminine quand je joue, ça surprend
les gens. Je ne joue pas comme un homme". |
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Batteries principales :
La
Yamaha Maple
Custom
(photos 1 et 2) est une
batterie
acoustique faite en bois d'érable. Avec un son
limpide et puissant, cette batterie de grande
qualité de fabrication est une des meilleures du
marché. Caroline l'a utilisée aux débuts du
groupe, et notamment pour le célèbre concert du
Royal Albert Hall en mars 1998.
Elle l'utilise également
dans certains clips comme "I never loved you
anyway" (photo 3).
La
Yamaha 30th
anniversary
(photo 4) est une batterie sortie en 1999
à l'occasion des 30 ans de Yamaha dans la
fabrication d'instruments de musique. Les caractéristiques sont
quasi-identiques à la Maple custom. Les seules
différences étant le bois utilisé pour la
fabrication (du cèdre) et la couleur
(champagne). On peut remarquer l'inscription "The Corrs" sur la grosse caisse. Caroline a utilisée
cette batterie pour le Lansdowne Road,
l'Unplugged, le Live in London...
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Batteries secondaires :
En plus des
deux célèbres batteries citées ci-dessus,
Caroline a utilisée d'autres modèles de batterie
que ce soit en concert ou pour des clips. En
voici quelques-unes en images. |
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Le bodhran |
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Le bodhran (prononcez "Bow-ran")
est un instrument de percussion irlandais
constitué d'une monture en bois sur laquelle on
tend de la peau de chèvre fixée par des rivets.
En général, il se joue assis à l'aide d'un baton,
le beater, qui vient frapper le côté externe de
la peau. Mais on peut en jouer tout simplement
avec les mains. On le tient coincé entre le
buste et le haut du bras. La main gauche est
posée à l'intérieur contre la peau et la main
droite vient frapper l'extérieur de la peau.
Critiqué pendant longtemps, le bodhran a été
reconnu comme étant un véritable instrument
celtique dans les années 60 grâce à Sean O'Riada.
Ensuite, d'autres artistes comme The Chieftains
ou Stefan Hannigan ont continué à rendre cet
instrument populaire.
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C'est à l'adolescence que Caroline se découvrit
une passion pour cet instrument celtique. Elle
l'a découvert un peu par hasard. D'ailleurs,
elle ne sait pas pourquoi ni comment elle s'y
est intéressée. Toujours est-il qu'un ami lui en
a offert un (très bonne idée) et Caroline s'est
prise au jeu. Elle s'est mise à en jouer de plus
en plus pour atteindre un très bon niveau. Elle
s'aida beaucoup en regardant des cassettes
vidéos de musiciens traditionnels irlandais. |
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Même s'il lui arrive de rester derrière sa
batterie pour en jouer (c'est le cas notamment
pour "Forgiven not forgotten" et "Joy of life"),
Caroline joue généralement du bodhran sur le
devant de la scène. C'est là un des grands
avantages de cet instrument car Caroline ,
libérée de sa batterie, peut enfin rejoindre son
frère et ses soeurs devant, près du public.
C'est l'occasion pour ses nombreux admirateurs
de la voir de plus près. Comme pour la batterie,
Caroline joue du bodhran avec beaucoup
d'énergie. Ses solos sont très appréciés. Cet
instrument renforce le côté traditionnel
irlandais des Corrs. |
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Le Eamonn Maguire
(photos 1 et 2)
est certainement le bodhran le plus connu
de Caroline. Il a été fabriqué par le célèbre
luthier irlandais Eamonn Maguire. Ce bodhran est
d'une très haute qualité sonore, avec une grande
variation de nuances de sons. D'un diamètre de
18 pouces, il est fait en bois de bouleau vernis
et recouvert d'une peau de chèvre de première
qualité. Sur le bodhran, on peut remarquer le
nom "Corr" ainsi qu'une dédicace : "Pour la main
de Caroline, de Eamonn Maguire". Caroline a
utilisée ce bodhran les premières années du
groupe, jusqu'en 1998. Elle s'en est servit pour
de très nombreuses apparitions publiques de
cette période. Il apparaît également sur la
vidéo du concert donné au Royal Albert Hall et dans le
clip "Dreams".
Les Brendan White sont fabriqués par le luthier Brendan
White (établit aux Pays-bas). Il a fabriqué la
plupart des bodhrans de Caroline. Des bodhrans de
18 pouces à simple ou double peau animale
(photo 4). Elle
a utilisée ce type de bodhran entre 1998 et 2002
(pour le Lansdowne Road, l'Unplugged, le Live in London).
Pour le Borrowed heaven tour, elle a utilisée
des bodhrans de 14 et 16 pouces avec une double
peau en fibres synthétiques (photo 4). Celles-ci ne
craignant pas les différences de températures.
Très utile pour le concert donné à Ischgl en
novembre 2004 notamment. |
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Le piano |
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Caroline a apprit le piano dès l'âge de six ans
par son père Gerry. C'est avec cet instrument
qu'elle a fait ses débuts dans le groupe. Même
si elle l'a "abandonné" (sur scène tout du
moins) au profit de la batterie et du bodhran,
Caroline en joue encore parfois pour le titre "Runaway".
Comme pour les autres instruments qu'elle
pratique, Caroline joue du piano avec beaucoup
d'attention. C'est toujours un plaisir de la
voir en jouer, notamment pour le "Lansdowne
road" ou elle est vraiment excellente. Mais
c'est sa prestation dans l'"Unplugged" qui
restera inoubliable. Dans les derniers instants
de la chanson, Caroline commet une petite
erreur, ce qui la fait bien rire, tout comme son
frère et ses soeurs. Un bon moment. L'erreur n'apparaît
pas dans le CD suite à un trucage technique (à
voir donc en vidéo). |
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Le tambourin |
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Caroline utilise à plusieurs reprises ce petit
instrument à percussion. Elle l'a utilisée pour
le clip de "Runaway" (remix) mais surtout sur
scène. Pour l'unplugged elle l'utilise de deux façons
différentes. Il s'agit dans les deux cas d'un
"demi tambourin" noir, ou "tambourin demi-lune".
Il est soit positionné sur sa batterie et
Caroline frappe alors dessus avec ses baguettes
(pour "Radio"), soit Caroline l'utilise
directement avec les mains ("Dreams", "Old town",
"At your side").
Pour le live in London, il y a bien un tambourin
intégré à la batterie, mais elle ne semble pas
s'en servir. Par contre, elle en joue avec les
mains pour "Old town" et "Merry christmas" (demi
tambourin bleu). Pour le live in Geneva, elle
l'utilise également de deux façons. Avec les
mains pour "Old town", et sur sa "mini batterie"
pour "Angel" et "Summer sunshine". |
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Les congas |
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Les Congas
sont des
instruments
de
percussion
d'origine
africaine
construits
en bois de
chêne et
recouvert
d'une peau
de bonne
qualité. Il
existe
plusieurs
types de
congas en
fonction du
diamètre du
tambour.
Caroline
utilise un
"Quinto"
(appelé
également "primero").
C'est le
modèle qui
donne le son
le plus aigu
et qui est
généralement
utilisé pour
jouer en
solo. Le
diamètre de
ce modèle
varie entre
22.5cm et
28cm.
Caroline a
peu utilisée
cet
instrument.
Elle s'en
est servie
pour le
titre "Everybody
hurts" dans
l'unplugged
(photos 1 et 2). Très
appliquée,
elle en joue
d'une
manière très
douce, très
calme, et
c'est
vraiment
agréable à
regarder...
et à
écouter!!! Elle
s'en est
également
servie pour
le Stage 40
à Madrid en
mai 2004
(photos 3 et
4)
ainsi que
pour
quelques
apparitions
télévisées
la même
année. |
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Les bongos |
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Tout comme les
congas, les bongos sont des instruments
construits en bois de chêne et recouvert d'une
peau. Il s'agit d'une paire de tambours reliés
entre eux. Les deux tambours sont d'une taille
différente. Le petit (qui donne le son le plus
aigu) est généralement placé à gauche, et le
grand (qui donne le son le plus grave) est
généralement placé à droite. Caroline a
commencée à utiliser les bongos à partir de 2003
pour diverses apparitions publiques ou
télévisées (photos 3 et 4) et surtout lors du Borrowed
heaven tour en 2004 (photos 1 et 2). |
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Le lambeg |
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Le lambeg est un
tambour de très grande dimension que l'on
appelle aussi "bombo". Le modèle utilisé par
Caroline pour la tournée 2004 est le CB-636B de
marque Yamaha. Construit en bois d'acajou, ce
modèle fait parti des plus grands de la gamme.
Son diamètre est de
91cm pour 41cm de haut. Caroline l'a utilisée
pour les titres "Borrowed heaven" et "Toss the
feathers". Quand elle a du quitter le groupe en
raison de sa grossesse, c'est Jim qui a assuré
l'intérim et joué de cet instrument. |
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ANDREA |
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La voix |
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"Ce que je préfère c'est chanter. Si on
peut appeler ça un instrument, si je crois que
si" - Andrea Corr, le 13 août 2002. |
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Alors qu'elle était enfant, l'entourage d'Andrea
remarqua très vite qu'elle avait une très belle
voix. Elle aimait chanter, et elle chantait à
l'école. Rapidement, sa voix devint son
"principal instrument". Et c'est ainsi qu'elle
prit la place de chanteuse du groupe au moment
de sa formation. Andrea a une voix superbe et
elle reconnaît que c'est naturel. " Je n'ai
jamais pris de cours de chant, et je ne fait
même pas d'échauffement avant les concerts, ce
que je devrais pourtant faire car c'est plus sur
et ça permet de mieux chanter".La
voix magnifique d'Andrea laisse passer toute
l'émotion de l'Irlande. Sur scène, elle est
remarquable. Elle vit pleinement ses chansons et
chante avec une passion incroyable. Cela se
ressent encore plus dans certains titres comme "Queen
of Hollywood" et "Runaway". Une voix unique, à
la fois forte et envoûtante. |
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La tin-whistle |
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A
la maison, chacun jouait du piano. Et il n'y
avait qu'un piano pour toute la famille. De
plus, son frère et ses soeurs jouaient également
d'un deuxième instrument. C'est pourquoi on lui
offrit un tin whistle. Elle a vite apprit à en
jouer et à aimer cet instrument. Elle le gardait
tout le temps avec elle. Ce petit instrument
accentue le coté celtique du groupe. Et c'est un
réel plaisir de voir Andrea en jouer, notamment
pour les titres instrumentaux. Cet instrument
convient parfaitement à Andrea qui a la mauvaise
habitude de perdre ses affaires. Vu le faible
coût du tin whistle, ce n'est pas trop grave de
le perdre. Mais il lui arrive aussi de le lancer
dans le public, comme au Lansdowne road pour le
titre "Haste to the wedding".
"Je me sers de la flûte irlandaise
traditionnelle, celle qu'on trouve dans les
petites boutiques pour pas cher. C'est ce qui
donne le meilleur son. J'ai essayée d'autres
types de tin whistle, plus sophistiqué, mais il
y avait beaucoup trop de variations dans le son.
Je suis revenu aux petites flûtes classiques qui
s'accordent mieux avec le violon". |
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La
Walton's "little
black"
(photo 1) se constitue de deux parties. Le bec (en
plastique noir) et le corps (en aluminium). Sa
couleur noire lui donne un aspect élégant. Son
son est doux et calme. Andrea l'a utilisée pour
l'Unplugged et pour les clips de "Dreams", "Forgiven
not forgotten". La
Walton's "Mellow brass"
(photo 2) se
constitue également de deux parties. Le bec (en plastique
vert) et le corps (en laiton). Elle donne un son
plus puissant que la "little black". Andrea l'a
utilisée pour les tournées de Talk on corners et
de In blue. La Feadog "black"
(photo 3) est
l'équivalent de la Walton's little black. La
seule différence se situe dans la qualité du
son, plus doux et plus limpide. Andrea l'a
utilisée pour la tournée de Borrowed heaven et
quelques concerts de la tournée In blue. La
Feadog "Brass"
(photo
4) est
l'équivalent de la Walton's mellow brass. Mais
son bec est plus fin et d'un vert plus foncé. De
plus, le son est de meilleur qualité. Andrea l'a
utilisée pour le clip Angel (avec un bec noir). |
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Le piano |
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Comme pour son frère et ses soeurs, Andrea a apprit le piano par
son père Gerry quand elle était petite.
Contrairement à Sharon qui a jouée du piano pour
"Closer" lors du concert du Lansdowne road en
1999, Andrea n'en a à priori jamais jouée sur
scène depuis les débuts "officiels" du groupe en
1995 et la sortie de l'album "Forgiven not
forgotten".
A noter que dans le cadre de sa carrière solo,
Andrea a jouée à plusieurs reprises du piano,
non pas sur scène, mais pour des versions
"piano" de certains titres de son album "Ten
feet high". Ainsi, elle a jouée du piano pour "Amazing",
"Hello boy" et "Shame on you". |
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Dans
le magazine Rhythm de mai 1999 Caroline parle longuement
de son apprentissage de la batterie mais aussi de ses
autres instruments. Un article intéressant pour en
savoir plus! Traduction en français de Sophie. |
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"C'est
un groupe génial pour lequel travailler, des gens très
bien, terre-à-terre, vous voyez ? Et le succès ne leur
monte pas à la tête, donc c'est un boulot très agréable
[de travailler avec eux]." Ainsi parle Declan Hogan,
technicien en batterie pour Caroline Corr. Il semble que
tout ce qu'on peut lire sur The Corrs en ce moment porte
non seulement sur leur talent, mais aussi sur ce qui en
fait un groupe si plaisant et agréable. Et bien, ayant
passé un après-midi en leur compagnie, je confirme
qu'ils sont vraiment parmi les gens les plus amicaux
qu'on puisse espérer rencontrer dans ce milieu, et même
ailleurs. Et cela s'applique aussi à leur équipe qui les
entoure, des gardes du corps à leur agent. Ces dernières
années, les Corrs ont probablement fait plus
d'interviews, rencontres et séances photo que n'importe
quel autre groupe sur la planète - sans oublier environ
un million de concerts - et pourtant, ils ont toujours
cette capacité de vous mettre à l'aise et de converser
avec vous comme de vieux amis. |
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Photos de Caroline, réalisées pour
l'article |
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En
fait, on peut dire que Caroline y excelle. Aujourd'hui,
elle dégage un bonheur sincère, riant sans arrêt tout en
parlant de la tournée à la vitesse de l'éclair. "Tout se
passe très bien ; cette tournée est vraiment, vraiment
géniale", rayonne-t-elle. "On a rempli six fois le stade
de Wembley, ce qui est fantastique, on ne pourrait pas
être plus heureux. La tournée n'arrête pas d'être
étendue : on a commencé avant Noël, ce qui nous a fait
passer tout le mois de décembre en Grande-Bretagne, puis
nous avons redémarré en janvier à Dublin et Belfast, et
nous retournons ensuite en Angleterre. Bien sûr, c'est
beaucoup de travail pour nous, mais c'est le bon moment
pour nous, et si on peut remplir ces dates, on a intérêt
à le faire maintenant plutôt que de ne jamais en avoir
l'occasion." |
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Avec
six concerts à guichets fermés à Wembley, sans oublier
deux dates supplémentaires à Docklands (et ça, c'est
juste pour Londres), il pourrait sembler que les Corrs
soient juste un énième groupe à succès éphémère. Rien ne
pourrait être plus éloigné de la vérité : ils ont eu un
succès énorme dans d'autres parties du monde - notamment
en Australie, au Japon et en Europe - depuis plusieurs
années, avec plus de deux millions de ventes pour leur
premier album Forgiven, Not Forgotten. Mais c'est Talk
On Corners, leur dernier album en date, qui les a
propulsés dans la stratosphère. |
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"Cet
album a tellement bien marché, surtout en
Grande-Bretagne. Dès qu'on a sorti [le single] Dreams,
ça nous a fait décoller, alors on a sorti quelques
autres singles et on s'est fait connaître. Avant ça, la
bataille avait été rude. On a travaillé ensemble en tant
que groupe depuis huit ans, les gens ne réalisent
peut-être pas depuis combien de temps nous avons
travaillé dur." Comme Dreams, de Fleetwood Mac, fut le
titre qui a réellement mis les Corrs sur le chemin du
succès planétaire, je demande à Caroline comment s'est
passée sa rencontre et son duo avec Mick Fleetwood au
Royal Albert Hall lorsque les Corrs y ont joué le jour
de la St Patrick. "C'était génial", s'extasie-t-elle.
"Il a été adorable. Et évidemment, pour moi, la novice,
jouer avec lui était une grande expérience. Quelqu'un -
ça devait être notre manager - a suggéré qu'on joue
ensemble, et je me demandais 'comment ça va marcher ?
Comment peut-on mettre deux batteurs sur scène et les
faire jouer ensemble ?' Il a d'abord joué sur Dreams
pendant que je chantais un peu sur le devant de la scène
avec mon bodhran. Et puis sur HTTW, qui est un air
traditionnel irlandais, on a joué tous les deux ensemble
et ça a très bien marché. Il s'est occupé des
percussions alors que je faisais le rythme de fond. Il
est tellement doué, c'est quelqu'un d'adorable." |
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Le fait
que Caroline se décrive comme novice semble plus que
légèrement modeste quand on la voit en action. On dirait
qu'elle a joué de la batterie toute sa vie. A cause de,
il semblerait, la paranoia des producteurs, Caroline ne
joue quasiment pas sur Talk on Corners, bien que son
puissant bodhran soit présent tout au long de l'album.
Mais à la voir jouer en concert, on n'en comprend pas la
raison. Elle joue avec une passion, une sensibilité et
une énergie en contradiction avec sa petite silhouette ;
et son sens du rythme est parfait. Il est évident
qu'elle donne tout ce qu'elle a en jouant. |
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"J'ai toujours joué comme ça, et je pense que tout le
monde joue naturellement à la fin de la journée",
dit-elle en haussant les épaules. "J'ai toujours eu les
bras très actifs et les gens me disaient 'tu gaspilles
trop d'énergie'. Mais c'est juste très naturel pour moi
de jouer comme ça. Je ne sais pas pourquoi. Probablement
parce que j'ai débuté tard ; je ne m'y suis mise qu'à 18
ans - mon instrument principal à la base était le piano.
J'ai pris quelques cours, mais pas très longtemps. C'est
comme si on m'avait jetée sur scène. Les gens me disent
que ça a l'air plutôt physique, et je me rappelle qu'au
début, c'était effectivement très exigeant au niveau
physique pour moi, mais on développe de l'endurance.
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L'apprentissage de la batterie au
début des années 90 |
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Je
dois encore faire attention à mon dos, cependant. J'en
parlais à Larry Mullen il y a deux semaines - il est
venu au concert de Dublin, qui était super, et j'ai été
vraiment contente de le voir là. J'ai parlé avec lui
après le concert et il m'a dit de me procurer un de ces
sièges avec un support pour le dos, parce qu'on doit
faire attention à ça, vraiment." |
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Siège sans dossier (à gauche) et
avec dossier (à droite) |
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Son
technicien, Declan, confirme l'implication physique de
Caroline : "le bris de cymbale est une habitude chez
Caroline : on est toujours en train de téléphoner à
Zildjian [pour en commander de nouvelles]. Elle en casse
beaucoup, ce qui montre qu'elle les frappe vraiment
fort. On change aussi la peau des caisses assez souvent.
Presque à tous les concerts, en fait." |
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Caroline frappe fort sur ses
cymbales et ses peaux |
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La
plupart du temps, Caroline joue avec un click live
(appareil auditif qui donne le rythme, ndlt). C'est une
chose à laquelle elle s'est beaucoup habituée. "Je ne
sais pas jouer autrement", dit-elle. "J'ai appris de
cette manière car nous avons toujours utilisé des clicks
à cause de la nature de notre musique. Je ne l'utilise
pas pour les morceaux traditionnels cependant, et c'est
assez rafraîchissant.
Mais j'y suis habituée maintenant, j'ai le rythme
directement dans la tête et je trouve ça bien.
J'apprécie plutôt ça, à vrai dire, bien que ça n'ait pas
toujours été le cas." |
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Le fameux casque, remplacé depuis
par des oreillettes |
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Caroline est une véritable musicienne éclectique. Comme
elle l'a mentionné, son premier instrument était le
piano, qu'elle a commencé à l'âge de six ans. Durant les
concerts du groupe, en plus de la batterie, elle vient
jouer du piano à l'avant de la scène, chante en duo avec
sa soeur Sharon, et effectue un merveilleux solo de
bodhran. Elle apprécie visiblement les multiples rôles
qu'elle joue au sein du groupe. "J'adore jouer des airs
traditionnels", s'enthousiasme Caroline. "J'adore jouer
Toss the feathers, qui est le morceau final, très rock.
Mais j'aime aussi jouer Dreams, parce que le rythme et
la basse vont ensemble, ce que j'aime beaucoup. Il ne
s'agit pas juste de ma partie, mais de ce que tous les
autres font également." |
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"J'ai commencé à chanter sur cette tournée seulement",
continue-t-elle. "Avant je ne faisais que le solo de
bodhran, et c'est parce qu'on a étendu la tournée qu'on
a eu besoin de faire d'autres choses.
Sharon et moi-même avons décidé de chanter une chanson
ensemble - No Frontiers, écrite par Jimmy McCarthy.
C'est une jolie ballade irlandaise, et ça a du succès
chaque soir." |
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Au chant pour "No frontiers", en duo
avec Sharon |
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La
transition piano/batterie de Caroline est due à
l'influence d'un amour de jeunesse. "J'avais un petit
ami dans ma ville natale, Dundalk", se rappelle-t-elle.
"C'était un batteur, fan acharné de U2 - Larry Mullen
était son héros. Le groupe [les Corrs] venait de se
former, on écrivait des chansons ensemble, mais à
l'époque Sharon ne jouait pas du violon dans le groupe,
ce qui était vraiment bizarre. Ça semble difficile à
croire, mais on était vraiment en train d'expérimenter
avec notre son et nos instruments. Aucun d'entre nous ne
savait ce qu'il faisait, on faisait juste de la musique
- on ne savait pas comment l'organisation sur scène
allait marcher. Un jour, il jouait de la batterie et
j'ai dit, 'Je vais faire un petit essai...'. Et j'ai
juste appris comment jouer un tempo à huit temps ou un
truc comme ça, j'ai bien aimé, alors j'ai commencé à en
apprendre un peu plus. Et il me semble que les autres -
Jim, Sharon et Andrea - sont arrivés et on dit 'Ça sonne
vraiment bien. Voilà ce qu'on va faire : on va
incorporer ça dans le groupe.' Et voilà, c'est à peu
près comme ça que ça c'est passé - tout d'un coup je
jouais de la batterie. La première fois que je me
rappelle avoir joué en public était lors d'une émission
télé, et j'étais tellement nulle - ha ! C'était il y a
belle lurette et j'étais incroyablement nerveuse - je
m'en souviens très bien. C'est comme ça que ça a
commencé." |
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Donc
le bodhran, que je croyais naïvement partie intégrante
de la vie de Caroline depuis sa naissance - est en fait
arrivé après qu'elle a commencé à jouer de la batterie.
"Oui, on a fait une flopée de sessions acoustiques,
surtout en tournée aux Etats-Unis, où on faisait des
émissions radio. J'ai donc eu besoin de percussions, et
j'ai toujours adoré le bodhran. je ne sais pas comment
je m'y suis intéressée... Je me rappelle avoir dit à un
ami que j'adorerais en avoir un, donc ils m'en ont
acheté un et j'ai commencé à apprendre. J'ai appris
grâce à une vidéo faite par Stefan Hannigan. C'était
super pour la technique, et une fois que j'ai maîtrisé
ça, je me suis entraînée et j'ai joué plus souvent." |
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Le bodhran, instrument
incontournable de Caroline |
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Avec
ses frère et soeurs, Caroline a passé sa jeunesse à
écouter des groupes comme Genesis, The Police et Prince
("J'étais une grande fan de Prince quand j'étais
jeune"), il n'est donc pas surprenant que la batteuse la
plus légendaire de The Artist (surnom de Prince, ndlt)
ait été une de ses premières héroïnes.
"Quand j'étais plus jeune, je n'avais pas de batteur
préféré parce que je ne jouais pas de la batterie",
dit-elle. "Et puis quand je m'y suis mise, j'adorais
regarder les autres batteuses, comme Sheila E., ou Cindy
Blackman du groupe de Lenny Kravitz."
Et bien sûr, elle a désormais l'occasion de rencontrer
beaucoup de ses batteurs favoris, et parfois même de
jouer avec eux.
"J'ai rencontré Steve Gadd et Pino Paladino - les deux
participaient au spectacle de Pavarotti en même temps
que nous, avec beaucoup d'autres artistes et Luciano
[Pavarotti]. On a chanté une chanson avec eux, puis joué
Dreams, où ils se sont également joints à nous. C'était
génial. J'ai aussi une peau signée par Vinnie Colaituta",
confie-t-elle en riant. |
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La "Mapple custom" et la "Champagne
sparkle" |
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Et
comme Steve et Vinnie, Caroline utilise des percussions
Yamaha et des cymables Zildjian. D'ailleurs, elle s'est
fait livrer le magnifique ensemble "Champagne Sparkle"
pour cette tournée.
"Avant celui-là, j'avais le Maple Custom d'une couleur
noire verdâtre, mais j'ai décidé qu'on devait se mettre
aux paillettes, alors j'ai demandé à Yamaha de me
fournir le kit Champagne. Ce qui est bien avec ce kit,
c'est que c'est la version '30ème anniversaire', donc je
pense qu'ils n'en ont pas fait beaucoup. Il est beau et
le son rend bien, alors ils feraient mieux de ne pas me
le reprendre ou je serai très malheureuse." |
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Différents gants utilisés par
Caroline |
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Outre les fûts
Yamaha, un des
éléments les plus
caractéristiques du
look de Caroline sur
scène sont les gants
qu'elle porte
toujours. Elle les
utilise depuis un
moment, mais c'est
seulement récemment
qu'elle a trouvé la
paire parfaite.
"J'essayais d'en
trouver des fins,
avec une bonne
accroche [pour les
baguettes, ndlt]",
explique-t-elle. "Je
me rappelle ma toute
première tournée,
j'utilisais un
modèle rembourré, et
les baguettes
n'arrêtaient pas de
voler hors de mes
mains toutes les
cinq minutes. J'ai
utilisé des gants
d'équitation pendant
un moment, mais ils
n'arrêtaient pas de
se déchirer. Et puis
j'ai commencé à
porter des gants de
golf parce qu'ils
sont très fins, ils
agrippent bien et
ils ne sont pas trop
chauds. Pour moi
c'est génial, ça me
protège les mains -
avant j'avais
beaucoup d'ampoules
et compagnie, donc
c'est une protection
supplémentaire." |
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En parlant de
protections, je
demande à Caroline
si elle n'a pas
quelques idées,
conseils ou opinions
sur la batterie
qu'elle aimerait
partager avec Rhythm.
Sa réponse est
immédiate. "On a
besoin de plus de
filles,
définitivement ! Je
crois que les femmes
ne sont pas attirées
par ça, à force de
voir autant d'hommes
jouer. Donc oui,
définitivement plus
de filles." |
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Je dis amen ! Les
Corrs sont
aujourd'hui l'un des
plus grands groupes
du monde, des
millions de
personnes écoutant
leur pop extrêmement
mélodique mâtinée de
Celtique. Et ils en
sont arrivés là en
travaillant dur, en
s'investissant à
fond et avec
énormément de
talent. Bien sûr,
ils avaient déjà le
physique pour eux,
mais pour le reste
ils ont travaillé
sans relâche, non
seulement en faisant
de la promo non-stop
mais aussi avec
d'interminables
heures
d'entraînement
individuel pour se
transformer en
musiciens de haut
niveau capables de
se produire devant
des milliers de gens
et de les émouvoir.
Pour Caroline, en
tout cas, cela a
plus que valu le
coup. "Je pense que
c'est de mieux en
mieux",
déclare-t-elle avec
l'enthousiasme qui
la caractérise.
"Lorsqu'on
s'investit longtemps
dans quelque chose,
quand le succès
arrive [on se rend
compte] que ça en
valait vraiment la
peine, tout ce
travail qu'on a
fourni. Et on passe
un bon moment ; on
travaille toujours
aussi dur, comme
d'habitude, mais ça
vaut le coup, et on
en profite au
maximum." |
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